Le social wall, pour simplifier ou pour détourner l’attention ?




Twitter, Facebook, Instagram, Pinterest… Les réseaux sociaux sont nombreux et les marques multiplient leur présence sur chacun d’entre eux. Si bien que ce n’est pas toujours facile de s’y retrouver. Certaines marques ont choisi de centraliser les messages publiés sur l’ensemble de leurs plateformes en un seul et unique lieu : le Social Wall.


Trop de réseaux tue le social ?


Le nombre de réseaux sociaux augmente sans cesse. Au-delà des réseaux traditionnels tels que Facebook, Twitter, et Google +, des petits nouveaux ont été créés et sont en pleine émergence. Aujourd’hui on retrouve Vine, Instagram, Pinterest mais aussi des réseaux moins connus qui offrent les même services comme Camera Spark, Path ou encore Yosee.

Les marques veulent être présentes partout, pour toucher leurs cibles là où elles sont. Pour ça, elles créent plusieurs profils, avec, pour certaines, une page pour chacune de leurs filiales… au risque parfois d’embrouiller les internautes qui ne savent plus trop où donner de la tête.


De l’utilité du social wall


De nouvelles plateformes sont apparues pour regrouper les réseaux des marques : les social walls.

En d’autres termes ce sont des espaces créés par de grandes marques, et dédiés à ces grandes marques -pour la plupart multinationales- sur lesquels on retrouve l’ensemble de leurs réseaux.


Sur le social wall de BNP Paribas, on peut retrouver des informations sur le fonctionnement de la marque (Développement RH, Développement durable, Internet, Recrutement…), autour de We Are Tennis, L’Atelier (filiale), ou encore Roland Garros, mais également sur tous les partenaires de la marque.


Grâce à son social wall, BNP Paribas peut montrer l’ensemble de ses actions. Il a pour rôle de centraliser la communication de la marque et donc la cohérence qui existe entre ses actions en mettant en avant l’ensemble des événements soutenus par la marque.


Le social wall, oui. Mais pour qui ?


Rassembler un certain nombre de plateformes et de comptes différents en un même lieu relève de la prouesse technique, mais quel en est le but ? Sont-ils réellement destinés à une cible grand public ? Certes, l’intérêt est de pouvoir trouver toutes les informations en un même endroit, mais celles-ci peuvent ne pas, dans leur totalité, intéresser la cible.

Du côté des internautes grand public on remarque une facilité telle avec les réseaux qu’il est possible de jongler d’un réseau à l’autre sans problème… mais le social wall apporte un confort supplémentaire.

Pour sa nouvelle saison, Nouvelle Star utilise un social wall sur lequel apparaissent non seulement les informations de l’émission, mais aussi celles postés par les médias, par les partenaires… L’ensemble de l’écosystème de Nouvelle Star apporte sa touche pour une meilleure communication grand public. Un fan peut surfer sur la page et y trouver les réponses à toutes ses questions.



Dans ce cas, le social wall est non seulement un outil moderne qui cherche à regrouper les publications liées à l’émission, mais c’est également un outil de fidélisation qui permet de capter les fans en un même lieu, au-delà de la diffusion du programme à la télévision.

Bien avant cela, Norauto a été précurseur en France avec sa Social Expérience… comme outil de communication interne.



La Social Expérience avait pour but d’impliquer les collaborateurs de Norauto dans sa stratégie social media. Des écrans étaient installés à l’entrée du siège (Lesquin, Nord) et reprenaient l’activité de l’enseigne sur les réseaux sociaux (Twitter, Facebook, Foursquare, Instagram…). Non seulement la communication digitale de Norauto était visible, mais les commentaires laissés par les internautes l’étaient aussi. De cette façon, la marque a fait preuve de transparence pour ses salariés.

Il semble logique que la création de social walls aient vocation à devenir fréquente pour les marques d’une certaine taille, au point d’être proposés dès le départ au coeur d’une stratégie digitale. Toutefois, il n’aura pas vocation à être un simple outil de communication “vitrine” ; des objectifs BtoB, BtoC ou encore consumer seront à définir. En fonction des usages, il est nécessaire de s’approprier personnellement l’outil : toute une étude autour des cibles et des objectifs sera à envisager.


Le modèle existe également depuis quelques temps aux Etats-Unis. Alfa Roméo l’utilise comme une belle vitrine sur laquelle ses modèles sont exposés !

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